CHABANNE
Architectes
Le compte rendu n°75
Le mardi matin, Rémi Relave entre en réunion de chantier. Assurant la mission de Direction et d’Exécution des Travaux sur l'Eco-campus Enedis à Saint-Pierre-la-Palud, il pilote la coordination entre trente à quarante intervenants, entreprises de lots, contrôleur technique, maîtrise d'ouvrage. À la fin de chaque séance, ils attendent tous un compte rendu précis, envoyé vite, incontestable.
Avant, ce mardi déclenchait un tunnel. Notes iPad, photos iPhone, enregistrement Plaud : trois flux à consolider dans Excel. Deux heures de mise au point post-réunion, parfois plus. Diffusion souvent le jeudi. Rémi a un mot pour ça : laborieux.
« La personne que je remplaçais sur ce chantier passait plus d'une demi-journée à faire son compte rendu. Pendant plus de quatre heures, tu ne fais rien d'autre. »

Rémi Relave, Chabanne
Ce n'était pas une question de méthode. C'était la structure même du problème. « L'intelligence vient complètement de l'utilisateur. » Chaque CR repartait de lui. La cohérence d'un CR à l'autre, la gestion des photos, le suivi des tâches, tout reposait sur sa rigueur seule. Sur un chantier avec des pénalités à documenter, des effectifs à pointer, des dizaines de tâches actives : ça finit par peser.
Le CR n°75
En novembre 2025, Matthias Greuet chez Chabanne découvre there et propose à Rémi d'essayer. La décision est nette : le compte rendu n°75 du chantier Enedis ne sera pas fait sur Excel.
Un seul compte rendu lui suffit. « Au bout d'un seul compte rendu, j'étais convaincu. »
« Au bout d'un seul compte rendu, j'étais convaincu. »

Ce qui le convainc n'est pas une démo produit. C'est pendant la réunion elle-même. Il projette le document en cours de rédaction. Il clique sur une photo prise le matin, "la réservation mal exécutée au R+1", "la finition défaillante". L'image s'affiche plein écran, devant tout le monde.
« La photo est là. Et là, il n'y a plus de discours. »
Dans la construction, les réunions de chantier vivent souvent de mémoires qui divergent — chacun a vu quelque chose, retenu quelque chose. La photo horodatée, projetée à côté du compte rendu devant tous les intervenants, n'a pas besoin de trancher. Elle aligne. Pas parce que l'outil est sophistiqué. Parce que la réalité est là, dans la pièce, partagée.
Une réunion qui écrit elle-même son compte rendu
L'application mobile there s'utilise dans deux contextes distincts, et c'est leur combinaison qui change tout.
En visite de chantier, avant ou après la réunion, Rémi lance l'enregistrement vocal et prend ses photos. L'IA transcrit, synthétise, couple les notes aux images. De retour au bureau, tout est là : un rapport de visite structuré, avec les photos légendées directement. Plus de carnet, plus d'import, plus de synchronisation entre trois outils. « C'est un aide-mémoire qui est juste incroyable. »
En réunion de chantier, le mardi, il ouvre le CR précédent, le projette sur l'écran de la salle, et le complète en direct. Les notes de visite et les photos sont là, à côté du document, en écran partagé. Quand une contestation émerge, il clique sur la photo. Elle s'affiche plein écran devant tous les intervenants.
« Le fait de faire ma visite de site en prenant des photos, en enregistrant ce que je me dis, et après en revenant en réunion et de voir ça en écran partagé avec le compte rendu, c'est extraordinaire. Je n'avais jamais vu ça. »
À la fin de la réunion, 80 % du compte rendu est rédigé. Les 20 % restants se règlent dans la foulée. « Ce n'est même pas une demi-journée. »
La diffusion est passée à vingt-quatre heures systématiques. Ce délai change plus qu'il n'y paraît : il permet d'instituer un cycle que les 72h rendaient impossible. CR le mardi, réactions demandées aux entreprises pour le vendredi, préparation le lundi, réunion le mardi. Les entreprises s'y tiennent, 20 % commentent directement dans le document, certaines le jour même.
Changer de paradigme
Rémi a une formule pour décrire ce que there change dans la façon de travailler : « C'est la différence entre Netflix et le cinéma. »
Ce n'est pas une question de vitesse. C'est un rapport différent à l'outil. Excel imposait un rapport de service : on servait le document pour produire le CR. Avec there, il y a des automatismes d'un CR à l'autre, une continuité maintenue sans effort, une trame qui se stabilise seule. Une partie de la charge est portée par l'outil, pas l'intelligence du contenu, qui reste la sienne, mais la cohérence de la forme, semaine après semaine.
Ce glissement libère l'attention. En repassant sur ses photos et la synthèse après la réunion, Rémi récupère des éléments perçus sur site mais non mémorisés. Il a arrêté de prendre des notes à la main. Il regarde le chantier. L'outil capture, structure, restitue. Lui décide.
« Si demain je devais reculer à Word ou à Excel, je serais malheureux. »
Une nouvelle ère d'efficacité
Il y a un contexte que Rémi nomme directement. « Je ne suis pas sûr que si tu avais lancé there en 2018, ça aurait fonctionné aussi bien qu'aujourd'hui. »
Le Covid a créé un gap. Pas seulement technologique, mais comportemental. Les équipes ont goûté à un autre équilibre. On ne reste plus dans la base vie à 21h. L'efficacité sur site est devenue une condition pour être plus présent ailleurs. « On a besoin d'être plus efficace sur site pour être un peu plus à la maison. »
Ce mouvement ne s'est pas inversé avec le retour au bureau. Il s'est ancré. Et depuis, l'IA générative est venue accélérer ce que le Covid avait amorcé : la conviction que le temps passé à produire de la documentation doit être réduit au strict nécessaire, pas par paresse, par lucidité.
there s'inscrit dans cette bascule. Pas comme un outil de plus, mais comme une réponse à un métier qui a changé ses exigences envers lui-même.
Ce qu'on construit ensemble
Rémi n'est pas utilisateur passif d'une roadmap produit. Il est dans la boucle.
Il cite spontanément la réactivité de l'équipe there comme argument pour recommander le produit à un confrère : « Des gens capables d'être réactifs en moins de 12h en réponse, et de mettre en place une solution en moins de 48h, je n'ai jamais vu ça. » Ce n'est pas un service client. C'est une co-construction.
Et comme toute co-construction honnête, elle inclut ce qui reste à faire. Rémi a deux sujets ouverts.
L'exhaustivité de la synthèse IA sur les longs enregistrements. Sur des réunions de deux heures, la synthèse actuelle est trop condensée, des sujets sont éludés. Il compare avec Plaud, plus exhaustif sur ce point. La direction est claire : une IA qui restitue plus, pas moins.
L'email depuis la photo. Après chaque visite, Rémi télécharge ses photos, identifie les destinataires, rédige les relances manuellement. Il voit exactement ce qu'il faudrait : à partir d'une photo, there suggère le destinataire et propose un premier jet. « Attention, tel élément n'a pas été enlevé alors qu'on avait dit de l'enlever. » Ce n'est pas une idée abstraite, c'est son flux de travail quotidien, décrit précisément, en attente d'une réponse.
Ce que Rémi ne voudrait pas perdre si there disparaissait demain, dans ses mots :
La connexion entre le mobile et le web
D'avoir un automatisme d'un compte rendu sur l'autre
Le fait d'avoir quelque chose qui est tracé.
Trois réponses. Aucune sur une fonctionnalité isolée. Toutes sur la continuité, entre le terrain et le document, entre une semaine et la suivante, entre ce qui a été dit et ce qui peut être prouvé.
À propos de Chabanne
Chabanne est une agence d'architecture et d'ingénierie spécialiste des ouvrages complexes. La valeur ajoutée de l'agence réside dans le maillage de ses compétences. Le métissage de ses métiers d'architectes et d'ingénieurs lui permet d'aborder les projets avec une vision (éco)responsable globale : de la conception à la réalisation, jusqu'à l'exploitation. Ce sont plus de 10 métiers qui travaillent main dans la main au service des projets, et ce dans 4 agences en France (Lyon, Paris, Marseille et Saint-Etienne).


