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Un an de There : notes vocales, CR mis à jour depuis la note, lecture sur smartphone. Ce qui a changé sur le chantier, chiffres et limites compris.

Jimmy Louchart
co-fondateur
Il y a un an, des MOEx quittaient Word en cours de chantier pour un compte rendu There clair et facile à lire. Notre 1re année était focalisée sur le switch vers There. Notre 2de année a été dédiée à la boucle : prendre des notes de ses visites et réunions de chantier, mettre à jour son compte rendu, le partager, puis repartir pour la réunion suivante. Chaque semaine son compte rendu, des dizaines de fois par projet. C'est une boucle, pas un document.
Quatre points clés
La voix est devenue la première façon de prendre une note. Plus de 80 % des notes sont vocales, contre 1/3 l'an dernier, et l'on prend près de 4x plus de notes.
L'IA se charge de ce qui est pénible. Les intégrations de notes et les reformulations par l'IA se sont accélérées (3,6x) : l'IA est devenue un geste ordinaire de la rédaction.
Nous avons livré plus en étant moins. 42 % de fonctionnalités déployées en plus que l'an dernier, avec trois développeurs, mais moins disponibles qu'en 2025.
La croissance passe par le lecteur et l'équipe. Une quinzaine de lecteurs pour chaque rédacteur et plus de quatre sur dix qui rejoignent une équipe déjà sur There.
« Si demain je devais reculer à Word ou à Excel, je serais malheureux. » Rémi Relave, direction de l'exécution des travaux, Chabanne.
Cet article raconte ce qui s'est passé entre septembre 2025 et septembre 2026. Deux articles l'accompagnent : De 1 000 sujets à 10, sur la façon dont notre équipe à cinq personnes décide quand l'IA code, et Gagner du temps, mais pour qui ?, sur notre vision du compte rendu.
Ce qui change sur le chantier
Vous nous l'avez demandé, nous l'avons fait. Référencer les tâches automatiquement. Choisir le format des dates. Retirer l'heure de fin d'une réunion. Reprendre un compte rendu Word existant. Envoyer depuis sa propre messagerie. Cette année, 388 demandes de clients ont trouvé leur réponse dans le produit, et chacune est rattachée à la personne qui l'attendait.
Parler au lieu de taper
Le fait marquant de l'année, c'est la voix : nos utilisateurs veulent rester présents sur le chantier plutôt que devant un écran.
On ne demande rien au moment de la capture : un enregistrement long, téléphone dans la poche ou posé sur la table, et des photos avec leurs légendes. Nous appelons cela Be There : être là, la structure viendra après.
Trois changements ont fait décoller la voix. Depuis juillet, l'app mobile n'a plus qu'un bouton au lieu de trois. La note enrichie est devenue assez bonne pour l'utiliser en environnement bruyant. Et depuis février, notes, audios et photos sont illimités et gratuits ; seuls les documents sont comptés.
Une note qui connaît le chantier, et devient un document
Le contexte du chantier. L'IA s'appuie sur les comptes rendus précédents : noms des entreprises, lots et acronymes du projet réel. À l'approche d'une réunion, There suggère le bon dossier, et la note s'y range d'elle-même.
Un nouveau format. La note suit les sujets abordés par chapitre, classe les tâches dans les sections et garde la trace des désaccords.
De la note au document. There suggère de répartir la note dans le prochain compte rendu, l'IA proposant chaque modification une par une.
Une note de réunion classique s'arrête au résumé. Sur un chantier, la suite, c'est un compte rendu contractuel et la réunion de la semaine prochaine.
« C'est juste magique. Ça fait le job que je veux, sans que je ne fasse rien », résume Matthias Greuet, directeur de travaux chez Chabanne.
Le compte rendu qui prépare le suivant
« Créer une suite » prépare le compte rendu suivant : numérotation, dates, tâches faites archivées, nouveautés marquées en bleu. Maintenant, il verrouille aussi le compte rendu précédent et reprend les commentaires arrivés après sa diffusion. Cet été, 2/3 des documents sont créés via la suite. « Reprendre le compte rendu précédent avec mon cahier, ça me prenait une demi-journée », se souvient Matthias.
Autour du document, cette année, on a ajouté l'import de vos comptes rendus Word, l'import de votre marque, des blocs métiers plus profonds (tâches par entreprise, présence, avancement, effectif), AI·there qui lit tout le dossier et ses routines réutilisables, l'envoi depuis Outlook ou Gmail et le PDF de preuve. Le détail est dans notre changelog.
Le compte rendu circule, les équipes suivent
Cette année, le signal fort vient de l'autre bout de la boucle. Un maître d'ouvrage qui recevait ses comptes rendus via There nous a recommandé à 3 maîtres d'œuvre, et a pris en charge l'abonnement de l'un d'eux.
Chaque compte rendu arrive chez 25 à 50 personnes, dont souvent un autre rédacteur potentiel. 90 % des personnes qui ouvrent un compte rendu sont des lecteurs : une quinzaine pour chaque rédacteur. D'un septembre à l'autre, les lecteurs ont été multipliés par près de quatre, et ceux qui téléchargent le PDF par six.
Les inscriptions ont suivi, et changé de nature. Il y en a deux fois plus. Près de 60 % des inscrits utilisent une adresse professionnelle, contre 25 % l'an dernier. Plus de quatre sur dix rejoignent une équipe déjà sur There, contre presque aucun.
Ces inscrits ne sont pas seulement des lecteurs devenus rédacteurs. Ce sont aussi des collègues que le rédacteur invite, parce que les utilisateurs sont illimités : on ne compte pas les licences avant d'ouvrir un dossier à son équipe. Et plus de membres ne signifie pas plus de comptes rendus. Ils viennent travailler dans ceux qui existent : les commentaires internes servent à discuter d'une action avec le bureau d'études interne avant la diffusion, et les commentaires externes permettent aux entreprises de répondre sans créer de compte.
C'est la collaboration propre au BTP : plusieurs entreprises, sans hiérarchie commune, réunies le temps d'une opération. Les outils l'ont souvent encadrée par des systèmes de droits si lourds à paramétrer qu'on a fini par ne plus s'en servir. Nous avons fait l'inverse : pas de droits à configurer, et la liberté d'agir depuis le compte rendu.
Moins de pénible, plus d'attention
Ce que nous supprimons d'abord, c'est le pénible. Thomas Vittoz, MOEx à Nantes, travaillait « pas mal le soir ». Pour lui, « ma valeur ajoutée, ce n'est pas le compte rendu de chantier, c'est la connaissance technique, l'anticipation ». L'IA prend la part du travail inhumain, pour rendre du temps à ce qui fait la différence.
Le temps gagné en découle, et nos clients le mesurent. Chez Cosécante, un compte rendu passe de 90 minutes à 30 ou 45. Chez Chabanne, celui d'une grande réunion passe de 4 à 6 heures à 2 à 3. Deux comptes rendus suffisent pour être autonome. Et ce temps sert à faire plus : « On va pouvoir prendre un sixième chantier », dit Corentin Le Gars, de Cosécante. Huit clients racontent leur switch dans nos études de cas.
L'IA ne rédige pas le compte rendu à la place du maître d'œuvre. Yacine Benameur, d'Unanime Architectes, en a fait une règle de chantier : « Ne pas faire le conducteur à la place des conducteurs. » C'est aussi la nôtre : l'IA propose, l'humain accepte, corrige ou refuse. C'est là que vit l'expertise. L'IA impressionne surtout ceux qui ne voient pas ses erreurs ; l'expert, lui, les voit. Et même le jour où elle saura tout rédiger, c'est le maître d'œuvre qui signe et engage sa responsabilité.
L'année en chiffres
An 1 (sept. 2024 – août 2025) | An 2 (sept. 2025 – sept. 2026) | Évolution | |
|---|---|---|---|
Fonctionnalités déployées | 853 | 1 215 | +42 % |
Demandes clients couvertes | 242 | 388 | +60 % |
Inscrits qui rejoignent une équipe déjà sur There | 4 % | 43 % | ×10 |
Comment nous choisissons quoi construire, et ce que les agents IA ont changé dans notre code, nous le racontons dans De 1 000 sujets à 10.
Ce qui ne marche pas encore
Les capacités sont réelles, les limites aussi.
Une note seule ne retient pas. Trois minutes suffisent pour convaincre avec une note, mais installer un compte rendu avec son historique prend des heures. Une agence est partie après trois mois : elle aimait les notes, mais n'a jamais pris en main le document. C'est pour cela que nous devons aller au-delà de l'import d'un fichier Word existant.
Des passages encore manuels. Rédiger l'email de diffusion ou générer la preuve se déclenche encore à la main. C'est là que nous perdons des utilisateurs qui récupèrent le PDF.
Des options que personne ne voit. La relance automatique, le verrouillage après envoi et le PDF de preuve sont inclus dans toutes nos offres, mais activés sur environ un partage sur vingt : rangées dans les options de partage, ces fonctions restent invisibles. Chaque fonctionnalité doit mériter sa place : nous les rendrons évidentes, ou nous les retirerons. À l'inverse, « Créer une suite », cachée dans le menu « … », sert à la moitié de nos utilisateurs.
La suite : le lecteur
Tout notre sujet, depuis le premier jour, est qu'un compte rendu soit lu. Les deux premières années ont rendu l'outil malléable pour celui qui écrit. La troisième le rendra malléable pour celui qui lit.
Dans le BTP, ce lecteur n'est presque jamais utilisateur du logiciel : c'est l'entreprise de gros œuvre, le bureau d'études, le maître d'ouvrage. C'est pour lui que nos e-comptes rendus se lisent sur smartphone sans créer de compte, et que le PDF reste soigné pour ceux qui l'impriment. « Le façadier qui court sur dix-huit opérations, il se balade avec son téléphone », rappelle Matthias.
Un même compte rendu part chaque semaine vers 15 à 30 entreprises. Aucune ne le lit au même moment ni avec les mêmes attentes. Nous voulons qu'il s'adapte à chacune :
au moment où il est lu : avant la réunion pour la préparer, sur le chantier pour agir, au bureau pour vérifier ;
à la situation du lecteur : l'entreprise qui cherche ses actions, le maître d'ouvrage qui suit les décisions et l'avancement ;
à ses préférences : le format et le niveau de détail qu'il attend.
Nos clients le disent avec leurs mots. Un lecteur : « Quand on reçoit un document… je vois temps de lecture 20 minutes, je me dis je vais pas lire. » Un rédacteur : « Je prends le temps d'archiver les sujets qui ne sont plus d'actualité, et je prends le temps de bien formuler de façon concise. C'est ça qui fait 8 pages au lieu de 30. » Le but n'est pas qu'un compte rendu soit lu pour être lu. C'est que les actions soient mises en œuvre, au service de l'ouvrage.
Disponible aujourd'hui
Notes vocales, photos, transcription, blocs métiers, partage sans compte et suivi de lecture sont accessibles gratuitement. « Créer une suite » est inclus à partir de Pro, AI·there à partir de Team, et les dossiers d'équipe ouverts aux partenaires externes dans Business. Vous achetez des documents, pas des utilisateurs.
L'an 1 a prouvé le switch. L'an 2 a construit la boucle. L'an 3 sera celui du lecteur.
Prêt à switcher ? Envoyez-nous votre compte rendu de chantier : nous vous renvoyons une version prête à partir. www.there.do/fr/switch

Jimmy Louchart
co-fondateur




